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INTRODUCTION
Parce qu'il est vivant,
le bois est aussi sensible à certaines pathologies biologiques
:
. aux insectes à larves xylophages, les larves
se logeant et se nourrissant du bois
. aux termites
. aux champignons lignivores qui se nourrissent
aussi du bois et favorisent ainsi l'infestation des insectes,
appréciant ce bois prédigéré. Leur développement dépend avant
tout de conditions d'hygiène anormales (humidité, température...)
LES
CHAMPIGNONS DES BOIS D'OEUVRE
Les champignons de bois
d'oeuvre ont besoin d'eau et d'humidité pour
apparaître et prospérer. Ils sont détectables par des
signes apparents à la surface du bois (dégradation du
bois et fructification). Leur seule présence dont la cause
est toujours la même : un taux d'humidité trop élevé,
révèle des désordres hydrométriques dans l'ouvrage,
qu'il est nécessaire de corriger avant tout traitement.
Le champignon le plus fréquent
:
LA MERULE
La mérule ou champignon des maisons parcourt toute la
masse du bois attaqué en perforant les parois des cellules.
En surface, ce Serpula lacrymans, forme des paquets
d'ouate et des cordonnets rhizomorphes bruns ou gris ramifiés,
qui peuvent s'insinuer dans les joints de maçonnerie pour
aller chercher l'eau nécessaire à sa survie.
Aucune essence de bois ne résiste à la mérule
: ce champignon détruit le bois par hydrolyse de la cellulose.
Résultat, le bois se transforme en une substance cassante
et sèche, une pourriture cubique qui anéantit toutes les
propriétés mécaniques du bois.
LA
GROSSE ET LA PETITE VRILLETTE
La grosse vrillette
est un insecte xylophage dont la larve apprécie tout particulièrement
les bois d'oeuvre exposés à l'humidité et attaqués par
les champignons lignivores. Les petites vrillettes
s'attaquent aux bois mis en oeuvre, mais également aux
meubles et objets d'arts.
Une symbiose complexe avec
les champignons
Si la ponte peut comprendre jusqu'à 200 oeufs, le développement
de la larve de la grosse vrillette ne peut se faire que
sur un bois déjà attaqué par les champignons, qui lui
apportent l'azote nécessaire à sa vie et ramollissent
les matériaux. Néanmoins, concernant la petite vrillette,
la présence de champignon n'est pas obligatoire.
Les principaux indices de
la présence de :
- La grosse vrillette : des trous d'un diamètre de 2 à 4
mm et des galeries remplies de déjections granuleuses en
forme de lentilles de 1 mm environ.
- La petite vrillette : des petits orifices de 1 à
2 mm de diamètre et un petit amas de vermoulure à la surface
du bois.
LE
CAPRICORNE DES MAISONS
L'augmentation des zones
pavillonnaires et les mesures d'isolation thermique ont
beaucoup favorisé le développement du capicorne des maisons,
en particulier dans les combles.
La larve s'active à partir de 15°C et attaque tous les
bois résineux.
Trous ovales à la surface
du bois
- La larve qui mesure jusqu'à 25 mm de long est active
pendant plusieurs années (en moyenne trois ans). Elle
est aussi difficile à détecter.
- L'insecte parfait mesure de 10 à 20 mm et ne vit que
3 à 4 semaines. Il sort de mi-juin à fin août et ne vole
que sur des distances courtes dans des conditions de températures
supérieures à 26°C.
Les principaux indices de
la présence du capricorne
- Des trous à la surface du bois, de 8 à 10 mm et de forme
ovale
- Des galeries qui s'étendent à la périphérie de la pièce
d'ouvrage, à l'abri d'une mince pellicule de bois
bombée par le tassement de la vermoulure de déjection,
parois striées
- Des déjections d'un beige très clair, en forme de petits
tonnelets de 0,8 mm de longueur
- De petits bruits de "grignotement".
L'hespérophanes cinereus
est un voisin du capricorne des maisons. Mais lui se nourrit
exclusivement de bois feuillus, d'où son nom
familier de capricorne des bois feuillus. Les indices
de sa présence sont quasiment identiques à ceux du capricorne.
La larve a un cycle plus court (2 ans) et l'insecte parfait
mesure de 13 à 24 mm. De couleur brun-rouge, il sort à
partir de mai.
LE
LYCTUS
Le lyctus est un coléoptère
dont on observe deux espèces en France : le lyctus brunneus
et le lyctus linearis. Il est l'ennemi des menuiseries,
des parquets, des meubles et des lambris. Xylophage, sa
larve vit dans les bois d'oeuvre feuillus, d'essence européenne
ou tropicale.
Vermoulure ? Attention !
Comme la plupart des insectes à larves xylophages, la
présence de lyctus est difficile à détecter avant la fin
du premier cycle larvaire et la sortie des insectes adultes,
qui se manifeste par l'apparition de petits trous circulaires.
Lors de sa sortie, il n'est pas rare de le voir traverser
du linoléum ou des plastiques pour accéder à l'air libre.
Les principaux indices de
la présence du lyctus
- Des trous circulaires de 1 à 2 mm de diamètre,
- Des petits cônes de vermoulure très fine, aspect "fleur
de farine" qui s'écoule du bois sans que la surface du
matériau présente de traces visibles d'altération.
LES
TERMITES
En France métropolitaine,
on rencontre :
- Des termites souterrains, en contact permanent avec
le sol et une source d'humidité,
- Des termites de bois sec, présents dans le Midi, pour
lesquels un bois, même sec, peut suffire comme source
d'alimentation.
Humidité, chaleur et cellulose
Sans la proximité d'un point d'eau, d'une nappe
phréatique à faible profondeur ou de la condensation d'un
tuyau, ils ne peuvent survivre. Ils ont également besoin
de chaleur, ce qui explique leur fâcheuse tendance à infester
nos confortables habitats modernes, où les progrès dans
l'isolation des maisons favorisent leur migration.
Aspect des dégâts Le bois présente un aspect feuilleté, tapissé
de concrétions ("ciment") dans le cas de termites souterrains.
Les dégâts ne se limitent pas au bois, on peut également
apercevoir des galeries "tunnels" sur le sol et les murs.
ci-contre : exemple de dégâts causés par des termites