Traitement de bois et traitement de charpente, dans le Finistère, 29: traitement anti-mérule, traitement anti-champignon, mérule, dans les dép. 22 et 35

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INTRODUCTION
Parce qu'il est vivant, le bois est aussi sensible à certaines pathologies biologiques :
. aux insectes à larves xylophages, les larves se logeant et se nourrissant du bois
. aux  termites
. aux champignons lignivores qui se nourrissent aussi du bois et favorisent ainsi l'infestation des insectes, appréciant ce bois prédigéré. Leur développement dépend avant tout de conditions d'hygiène anormales (humidité, température...)
LES CHAMPIGNONS DES BOIS D'OEUVRE
  • Les champignons de bois d'oeuvre ont besoin d'eau et d'humidité pour apparaître et prospérer. Ils sont détectables par des signes apparents à la surface du bois (dégradation du bois et fructification). Leur seule présence dont la cause est toujours la même : un taux d'humidité trop élevé,  révèle des désordres hydrométriques dans l'ouvrage, qu'il est nécessaire de corriger avant tout traitement.
  • Le champignon le plus fréquent :
    LA MERULE

    La mérule ou champignon des maisons parcourt toute la masse du bois attaqué en perforant les parois des cellules. En surface, ce Serpula lacrymans, forme des paquets d'ouate et des cordonnets rhizomorphes bruns ou gris ramifiés, qui peuvent s'insinuer dans les joints de maçonnerie pour aller chercher l'eau nécessaire à sa survie.

    Aucune essence de bois ne résiste à la mérule : ce champignon détruit le bois par hydrolyse de la cellulose. Résultat, le bois se transforme en une substance cassante et sèche, une pourriture cubique qui anéantit toutes les propriétés mécaniques du bois.
LA GROSSE ET LA PETITE VRILLETTE
  • La grosse vrillette est un insecte xylophage dont la larve apprécie tout particulièrement les bois d'oeuvre exposés à l'humidité et attaqués par les champignons lignivores. Les petites vrillettes s'attaquent aux bois mis en oeuvre, mais également aux meubles et objets d'arts.
  • Une symbiose complexe avec les champignons
    Si la ponte peut comprendre jusqu'à 200 oeufs, le développement de la larve de la grosse vrillette ne peut se faire que sur un bois déjà attaqué par les champignons, qui lui apportent l'azote nécessaire à sa vie et ramollissent les matériaux. Néanmoins, concernant la petite vrillette, la présence de champignon n'est pas obligatoire.

 

  • Les principaux indices de la présence de :

    - La grosse vrillette : des trous d'un diamètre de 2 à 4 mm et des galeries remplies de déjections granuleuses en forme de lentilles de 1 mm environ.

    - La petite vrillette : des petits orifices de 1 à 2 mm de diamètre et un petit amas de vermoulure à la surface du bois.
  • LE CAPRICORNE DES MAISONS
    • L'augmentation des zones pavillonnaires et les mesures d'isolation thermique ont beaucoup favorisé le développement du capicorne des maisons, en particulier dans les combles.
      La larve s'active à partir de 15°C et attaque tous les bois résineux.
    • Trous ovales à la surface du bois

      - La larve qui mesure jusqu'à 25 mm de long est active pendant plusieurs années (en moyenne trois ans). Elle est aussi difficile à détecter.
      - L'insecte parfait mesure de 10 à 20 mm et ne vit que 3 à 4 semaines. Il sort de mi-juin à fin août et ne vole que sur des distances courtes dans des conditions de températures supérieures à 26°C.
    • Les principaux indices de la présence du capricorne

      - Des trous à la surface du bois, de 8 à 10 mm et de forme ovale
      - Des galeries qui s'étendent à la périphérie de la pièce d'ouvrage, à l'abri d'une mince pellicule de bois bombée par le tassement de la vermoulure de déjection, parois striées
      - Des déjections d'un beige très clair, en forme de petits tonnelets de 0,8 mm de longueur
      - De petits bruits de "grignotement".
    • L'hespérophanes cinereus est un voisin du capricorne des maisons. Mais lui se nourrit exclusivement de bois feuillus, d'où son nom familier de capricorne des bois feuillus. Les indices de sa présence sont quasiment identiques à ceux du capricorne. La larve a un cycle plus court (2 ans) et l'insecte parfait mesure de 13 à 24 mm. De couleur brun-rouge, il sort à partir de mai.
    LE LYCTUS
    • Le lyctus est un coléoptère dont on observe deux espèces en France : le lyctus brunneus et le lyctus linearis. Il est l'ennemi des menuiseries, des parquets, des meubles et des lambris. Xylophage, sa larve vit dans les bois d'oeuvre feuillus, d'essence européenne ou tropicale.
    • Vermoulure ? Attention !
      Comme la plupart des insectes à larves xylophages, la présence de lyctus est difficile à détecter avant la fin du premier cycle larvaire et la sortie des insectes adultes, qui se manifeste par l'apparition de petits trous circulaires. Lors de sa sortie, il n'est pas rare de le voir traverser du linoléum ou des plastiques pour accéder à l'air libre.
    • Les principaux indices de la présence du lyctus

      - Des trous circulaires de 1 à 2 mm de diamètre,
      - Des petits cônes de vermoulure très fine, aspect "fleur de farine" qui s'écoule du bois sans que la surface du matériau présente de traces visibles d'altération.
    LES TERMITES
    • En France métropolitaine, on rencontre :
      - Des termites souterrains, en contact permanent avec le sol et une source d'humidité,
      - Des termites de bois sec, présents dans le Midi, pour lesquels un bois, même sec, peut suffire comme source d'alimentation.
    • Humidité, chaleur et cellulose
      Sans la proximité d'un point d'eau, d'une nappe phréatique à faible profondeur ou de la condensation d'un tuyau, ils ne peuvent survivre. Ils ont également besoin de chaleur, ce qui explique leur fâcheuse tendance à infester nos confortables habitats modernes, où les progrès dans l'isolation des maisons favorisent leur migration.
    • Aspect des dégâts
      Le bois présente un aspect feuilleté, tapissé de concrétions ("ciment") dans le cas de termites souterrains. Les dégâts ne se limitent pas au bois, on peut également apercevoir des galeries "tunnels" sur le sol et les murs.

      ci-contre : exemple de dégâts causés par des termites